Le blog de l'Aumonerie des Gymnases Auguste Piccard et du Bugnon

Une présentation des activités de l'Aumônerie des gymnases

Catacombes

Mercredi 4 avril 2012

Catacombes de Paris

10 :00
Métro Denfer-Rochereau

Paris « Underground »

Cata cumbere : « reposer sous »

Le terme de catacombe « reposer sous » est employé pour les lieux où l’on dort qu’à partir du Xe siècle et devient le nom générique pour le cimetière chrétien souterrain de la ville de Rome. Pour Paris, l’histoire n’est pas la même et s’il devait y avoir un terme plus ou moins exact pour ce lieu si particulier de la capitale, on devrait parler d’ossuaires… Mais catacombe fait sans doute plus  « Rome-antique » et c’est avec ce nom qu’il importer de nommer ce lieu parisien qui compte les squelettes de 5 à 6 millions de personnes.

L’histoire des catacombes de Paris, pour entrer un peu dans le détail, c’est celles aussi des carrières de pierres que le sous-sol parisien offre à ses habitants depuis qu’ils peuvent l’extraire et la tailler. Il faut savoir qu’à Paris, avec un tel sol on va aimer creuser… Plus particulièrement :

  • On ramasse la roche pour bâtir les première Eglise dont Sainte-Geneviève, la patronne de Paris et bien d’autres des premières Eglises de Paris
  • On creuse un peu plus pour bâtir des édifices plus importants et entre autres des murs de défenses ; le château de Vauvert de Robert le Pieux (fils d’Hugues Capet) est l’un des premiers gros chantiers de la capitale.
  • Les murs de Paris commencé par Philippe Auguste au début du XIII
  • Les ordres monastiques les plus importants dont les Chartreux  construisent tout en beauté de magnifiques abbatiales et cloîtres pour le repas des âmes
  • On creuse pour la tour de Nesle, le palais royale et Notre-Dame
  • On creuse des galeries pour fuir es anglais ou tout autre ennemis de la France.

On creuse en créant des carrières et de multiples souterrains allant dans tous les sens. Il existerait près de 300 km de galeries… Personnes ne peut même le dire avec exactitude. Ces galeries sont en tout cas connues de tous et il n’en faut pas plus pour qu’elles deviennent un incontournable de la culture du parisien.

Le gruyère parisien pour le meilleur et pour le pire

On tire de l’existence en soi de toutes ces carrières une incroyable série d’expériences qui hantent les esprits ; l’une d’entre elle suffit à comprendre l’importance que revêt les carrières dans les esprits des parisiens et évidemment pas toujours pour le meilleur… On se dit par exemple que si certaines galeries sont été construites pour fuir l’anglais qui pourrait venir troubler la paix parisienne, on se dit qu’il pourrait y revenir en les employant justement…Or là le parisien ne rigole plus du tout. D’une possible porte vers la liberté et le rêve, elles finissent par devenir un cauchemar et si ce n’est pas l’anglais qui pourrait les prendre, ce pourrait être le voleur, l’ennemi présumé, bref l’autre, jusqu’au voisin…

Guy Labarraque

Sources :

  • ARNOLD, Marie-France (1993), Paris, catacombes, Paris, Romillat, 143 p.
  • CERF D. & BABINET D. (1994), Les catacombes de Paris, Meudon, Moulenq 94 p.

Pour se préparer à la visite des catacombes

  • De l’utile (fuir en cas de nécessité) au péril (se faire attaquer), il n’y a qu’un pas ; quelles peuvent-être les conséquences ?

Etape prédente                                                       Suite du parcours

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