Le blog de l'Aumonerie des Gymnases Auguste Piccard et du Bugnon

Une présentation des activités de l'Aumônerie des gymnases

Archives de la catégorie “Voyage Paris – Bugnon”

Dernières communications (suite)

Quelques documents à télécharger avant le voyage qui précisent les choses.

  • Un plan de la semaine aménagé en fonction des dernières modifications : Plan_semaine_spéciale_2012
  • Un « metro-book » qui vous donnera les indications des lignes que nous prendront pour nos déplacements :Métro_BookK_Paris « Underground 2012 »
  • Un plan de métro que vous pouvez télécharger : Plan du Métro
  • Une listes complète des participants avec vos coordonnées téléphoniques (à vérifier) et puis également une répartition dans les chambres en fonction de ce qui a été convenu : Liste des élèves

En cas de difficulté ou de questions, je suis atteignable au 076 583 24 55.

Guy Labarraque

Dernières communications avant départ

Chers amis,

Les chambres

Cette première partie ne s’adresse qu’aux jeunes filles puisque les 5 garçons de notre voyage seront dans la même chambre.
Mesdemoiselles, vous avez la possibilité d’indiquer vos souhaits pour le type de chambre dans laquelle vous souhaiteriez être. Il y aura deux chambres de 4 et une chambre de 5, normalement.

Attention toutefois, il n’y a pas 36 commentaires possibles. Seule les personnes pouvant former des groupes de 4 ou de 5 peuvent l’indiquer. Si les commentaires vous indiquent que d’autres ont déjà formé au moins deux groupes de 4, il ne restera plus que la chambre de 5… et dans ces conditions, il n’est pas utile d’ajouter un commentaire à cet article.

Voyage

Nous vous renvoyons aux articles précédents et en particulier à cette page pour ce qui concerne les bagages en vous rappelant que chacun doit :

  • Avoir en possession un passeport qui soit valable
  • Mettre son pique-nique en bagage de soute
  • Respecter scrupuleusement les consignes de sécurité pour les bagages de cabine (taille du bagage et contenance des flacons)
  • Avoir et je ne vous l’avais pas dit, sa carte d’étudiant sur soi.

Merci à vous et à très bientôt.

Guy Labarraque

Cinémathèque – Tim Burton

Lundi 2 avril 2012

Cinémathèque

14:15

Métro

 Bercy (6 & 14) Paris « Underground »

C’est avec Tim Burton que nous introduisons notre voyage parisien en nous plongeant dans l’univers du réalisateur d’Edward aux mains d’argent, l’un de ses films les plus connus.

Univers étrange que celui de Tim Burton…

Etrange ? Vraiment, si étrange que ça ? Peut-être pour celles et ceux qui ont du monde une vision claire, précise et pour le dire avec un terme quelque peu philosophique « cartésienne », si vraiment ces gens-là existent… Etrange aussi pour ceux qui veulent voir le monde avec des lunettes de la logique implacable et qui décrète que l’univers est soit blanc, soit noir. Etrange enfin pour ceux qui ne veulent que des réponses simples aux réalités du monde qui nous entoure.

Simple mais simplistes !

Et oui, car en sous-entendant que les frontières séparent toujours deux espaces bien délimités, c’est se donner bien peu de cartes pour expliquer un voyage dans notre monde. Voir le monde en deux couleurs, blanc et noir, pour ne prendre que cette exemple, c’est attribuer au premier la responsabilité d’assumer une image contre une autre image, assumer par l’autre couleur. Ce ne serait pas grave, si on ne collait pas à ces images, des valeurs…  Lorsque le bien se voit être représenté par le blanc, on voit immédiatement le problème.

La réalité et n’importe quel observateur sincère le sait n’est pas bicolore, mais au moins tricolore, si ce n’est pas plus…

Tim Burton est un cinéaste qui repousse très vigoureusement cette culture bipolaire ou dualiste en s’occupant justement du côté obscure de la force, pour parler comme un autre cinéaste, Georges Lucas. Ses films travaillent la figure du monstre à qui il donne une personnalité bien plus complexe que ce que la culture ambiante nous en donne ; « J’ai toujours aimé les films de monstres. Ils ne m’ont jamais fait peur. Ils dégageaient tous quelque chose qui me plaisait terriblement ».

De là sans doute la grande liberté qu’il s’offre au sein de l’ensemble de son espace de création qu’il place entre l’ordinaire et l’étrange. Un espace fascinant parce que « frontière », « limite ». Qu’on pense à ses deux adaptations de Batman ou ce dernier et son ennemi le Pingouin, deux êtres, sans âge, en mal de généalogie, mènent un combat arbitré par Catwoman, toute de latex vêtue, émanation de la féminité absolue, sauvage et attirante ; des êtres « travaillés par l’obscurité et le désir de lumière » dira Burton.

Eternelle jeunesse !

Maintenant qu’il dérange… C’est évident ; chacune de ses productions bousculent quelques une de nos idées bien construites. Mais ne serait-ce justement pas là précisément dans cette invitation à déconstruire ce que nous tenons pour juste et vrai ? Ne serait-ce pas pour nous mettre en marche ?

Nous touchons ici à une autre des spécificité de Tim Burton, son affection particulière à cette tranche de vie qui justement déconstruit… pour se construire ; l’adolescence, la jeunesse. Pour mettre en scène cette jeunesse, le cinéaste fait le choix de chorégraphies où s’expriment conjointement la grâce et la maladresse de ses personnages. Ainsi la danse de Kim (Winona Ryder) sous la neige, en symbiose avec l’art d’Edward taillant des sculptures de glace (énergie sexuelle de la teen-ager qui entraîne la caméra à tourner sur elle-même).

Rien n’est simple, personne n’est noir ou blanc, disions-nous ; c’est l’univers déroutant mais ô combien passionnant de Tim Burton.

Guy Labarraque

Sources : dossier de presse de l’exposition :

Pour se préparer à la visite

Relever les paradoxes quelques paradoxes que met en scène Tim Burton dans ses films. Exemple le personnage d’Edward aux mains d’argent qui associe en lui « grâce » et « maladresse »

Suite du parcours

L’invention du sauvage

Mercredi 3 avril 2012

Musée du quai Branly

10 :00

Métro

Pont de l’Alma

Paris « Underground »

L’autre… celui qui est différent a toujours fait l’objet d’une grande curiosité.

C’est ce regard qu’interroge l’exposition du Musée du Quai Branly intitulée « l’invention du sauvage ». Comme ce titre le suggère, le sauvage, l’autre et même l’Autre avec un grand « A » est une construction, une construction, une fabrication.

Pourquoi pourrait-on en tout premier se dire ?

Parce que cela dépend d’une langue, donc d’un code et par conséquent d’un contexte bien particulier. Qu’on soit nommé par un africain parce qu’il s’est mis en t^te de le faire ou qu’on soit nommé par un européen pour les même raison ou déraison, il y aura des différences car c’est, dans les deux cas, le fruit d’une construction bien complexe dépendant de ceux et celles qui nomment et qui sont influencer par leur culture, leur langue, leur religion, etc.

Une propriété bien humaine

Le fait de nommer, d’exprimer, d’inscrire dans un langage les choses qui sont dans notre environnement est l’une des caractéristiques de l’homme, le propre même de l’homme pourrait-on dire. Dieu, nous dit la Bible dans le livre de la Genèse, « forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l’homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l’homme. »

La question ici n’est donc pas de creuser la diversité des façons qu’a l’homme de nommer les choses, car il y aura lusieurs façons de le faire, mais bien de se rendre compte que nommer, classifier, compter, répertorier signifie automatiquement que nous soyons dépendants de celui qui fait cette opération. Pas de nominations sans se dire que celui qui le fait le fait en fonction de son point de vue…

Volonté d’universalité

C’est là que les choses se corsent, surtout si une partie de l’humanité se met à classifier et nommer une autre partie de l’humanité et que cette classification aspire à l’universalité. Que nous nommions les autres est une chose, mais que nous disions en même temps que notre façon de nommer est celle qui devra s’imposer à tous, y compris pour celui qui est nommé, en est une autre…

C ‘est pourtant dans cet esprit-là qu’il importe de mettre l’ensemble des découvertes que réalise l’Occident dès la découverte du nouveau monde à l’extrême fin du XVème siècle. Les Européens voyagent , dépassent les frontières qui étaient les leurs depuis longtemps et font des découvertes, de grandes découvertes qui conduiront à faire couler le sang et l’encre.
Ici c’est l’encre qui nous intéresse, parce qu’elle sera le moyen avec le papier pour nommer. Les Occidentaux nommeront ceux qu’ils découvriront et auront à cœur de faire partager à tous leurs semblables leurs découvertes. C’est ainsi que démarre les odieuse des parades puisque pendant plus de cinq siècles bon nombre d’hommes et de femmes, nommés « sauvages », terme signifiant « celui qui habite la forêt », seront exposés pour le divertissement de l’Européen de tous les milieux sociaux et dans tous les lieux de démonstration possibles et imaginables ; cours des rois, foires, cirques, cabarets.

Avec l’hégémonie de l’Occident qui s’affirme depuis les « Lumières », la civilisation occidentale tout en nommant ne manquera pas de classer de diverses manières jusqu’à imaginer par des théories pseudo-scientifiques qu’il y a différentes races.

Serions-nous aujourd’hui, alors que le XXIème siècle commence à être pleinement entamé sortie de cet enfer de la différence entre les hommes ?

Evidement non ! Il faut là encore ouvrir les yeux et les oreilles pour se rendre compte que nous ne sommes pas encore sortie de cet underground culturel (au mauvais sens du terme).

Un exemple ? Ne citons pas les extrémistes de tous bords qui pour exciter la haine construisent leur propre hiérarchie, citons l’actuel ministre de l’intérieur de la République française, Claude Guéant déclarant lors d’une rencontre entre des élus UMP et l’UNI, syndicat étudiant proche de la droite radicale, que « toutes les civilisations ne se valent pas ».

N’y serions-nous pas encore ?

Guy Labarrque

Pour se préparer à la visite

Réfléchir à une expression, une image portée sur l’autre, un autre (une personne d’un autre pays) qui porte un jugement sur l’autre.

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Cimetière du Père Lachaise

Mercredi 4 avril 2012

Cimetière du Père Lachaise

14 :00

Métro

Gambetta

Paris « Underground »

Le cimetière du Père Lachaise (5ème lieu le plus visité dans la capitale) appartient au 19 cimetières que compte Paris inra-muros. C’est le plus connu des cimetières parisiens avec ceux du Montparnasse et de Montmartre.

44 hectares dans Paris… Le plus grand « espace vert » divisé en 97 divisions dont chacune d’elle « héberge » célébrités et inconnus quelque soit leur appartenance religieuse… En effet depuis la révolution  française, les cimetières confessionnelles sont interdits en France ; une décision qui fait référence à l’une des maximes de l’actuelle république française « l’égalité » pour tous… (en théorie).

Un petit peu d’histoire

Au moyen-âge, ce terrain porte le nom de Champ l’Evêque puisqu’il appartient à l’Evêché de Paris qui en profite pour y planter des vignes et quelques arbres fruitiers. Au XIVème siècle la parcelle est achetée par un riche épicier Regnault de Wandonne qui y installe sa maison de campagne. La propriété prend alors le nom de Folie-Regnault qui est encore actuellement le nom d’une rue du XIe arrondissement de Paris.

Quelques deux cents ans plus tard, A l’époque moderne, la Folie-Regnault est rachetée par Marie de l’Huillier, pour le compte des Pères Jésuites qui vont en faire un lieu de retraite et un cimetière. Girault de Saint-Fargeau, répertoriant les plus beaux lieux de France (ancêtres des guides touristiques d’aujourd’hui) écrira à propos de cet espace : « il est peu d’endroits dans les environs de Paris, dont la perspective soit aussi étendue et aussi variée… »

Le calme de ce champs l’Evèque ou Folie-Régnault va pourtant être bouleversé au plein milieu du XVIIème siècle par celui qui le marquera à jamais, François d’Aix de La Chaise (1624 – 1709), Père Jésuite et en plus de tout cela confesseur de  louis XIV. Mais qu’on ne s’y trompe pas, la fonction de confesseur ne s’arrête pas qu’à la clôture des couvents ou des monastères, François s’avère aussi bon confesseur que bon vivant… Très bon vivant même…

  • Bon vivant ? Il va faire de ce lieu un havre magnifique dans lequel il y reçoit toutes celles et tous ceux qui cherchent à obtenir quelques faveurs du très dépensiers Louis XIV, bâtisseur de Versailles. Toute la cours avant et après avoir arpenté les couloirs de Versailles et sa galerie, passèrent et passeront au Mont-Louis, nouveau nom donné à ce champs du repos soudainement très agité !
  • Très bon vivant ? Car François d’Aix de La Chaise remplissait sa tâche d’intermédiaire auprès de sa majesté  de plusieurs façons… En religion, titre oblige ; en politique, fonction obligeant mais aussi en relation intime… Et oui notre François connu dans l’intimité nombre des favorites du roi et même la plus favorite de ce dernier, la veuve Scaron, Madame de Maintenon.

Après que François eu a son tour franchit la frontière entre vivant et mortel,  la compagnie de Jésus ne put garder ce territoire, les taxes y étaient trop lourdes. Après être passé entre les mains de nombreux propriétaires, la ville de Paris en fait l’acquisition au début du XIXème siècle pour le transformer en véritable nécropole. C’est l’architecte Alexandre Brogniart (1770-1847) qui est chargé de l’aménagement des parcelles. Quatre-vingt-dix-sept divisions sont planifiées. Le « Cimetière de l’Est parisien » ouvre en 1804.

Pourtant et c’est intéressant, le lieu n’a pas au début les faveurs des parisiens… Alors pour essayer de résorber ce fâcheux revers, la maire de Paris se lance dans une opération de promotion en choisissant d’exhumer des os célèbres afin de marquer sa future nécropole d’hôtes prestigieux ! Ainsi Molière, La Fontaine ainsi qu’ELoïse et Abélard serontt transférés en grande pompe au Père Lachaise dans des tombeaux rutilant et issus des meilleurs artistes de l’époque…

Et ça marche ! Puisque des 1977 tombes recensées en en 1815, la nécropole en compte, 15 ans plus tard, plus de 30 000 ! Le succès amorcé par cette opération de promotion ne se dément pas car les dépouilles de Molière et La Fontaine, attirent une grande partie du gratin parisien. Entre 1824 et 1850, la nécropole connait 6 agrandissements ! On estime le nombre de personnes à près du million aujourd’hui, à quelques milliers près…

Des secteurs confessionnels dans un cimetière républicain !

Et oui, là aussi l’exception confirme la règle ! Outre le fait que la nécropole contient un secteur israélite puisque dans ses agrandissement successifs il finit par englober un petit cimetière juif, le Père Lachaise avait aussi un secteur musulman avec une mosquée et ce depuis le second empire, et donc bien après que la république ait interdit les cimetières confessionnels !

Reconnaissance des particularités religieuse ? Prémice d’une dialogue inter-religieux traversant toutes les frontières ? Rien de tout cela au demeurant, mais un simple réalisme politique. Il faut savoir qu’à cette époque Napoléon III avait engagé la France dans une guerre en Crimée et cherchaient les bonnes grâces du sultan ottoman. Elle est détruite en 1914… Lorsque par un curieux hasard, le même pays ne se trouve plus, cette fois-ci dans le camp de la France…

Du sang sur les tombes du Père Lachaise.

Vie, mort, religion, politique, sexe mais aussi sang… Le Père Lachaise est marqué par un événement douloureux dans la mémoire des parisiens ; la Commune qui suit la chute du second empire. La Commune rassemble les parisiens qui n’acceptent pas l’armistice signé avec la Prusse et qui finissent par défier le nouveau pouvoir qui pour l’occasion déménage à Versailles. Des combats violents opposent ainsi les parisiens qui « se fédèrent » avec les forces gouvernementales ; l’un des massacres les plus violents se déroule dans l’enceinte même du cimetière dans lequel les fédérés furent massacré les uns après les autres jusqu’au dernier. Un mur « celui des fédérés » rappelle ce triste événement.

Guy Labarraque

Source :

DANSEL, M. (2002) , Les cimetières de Paris. Promenades historiques, anecdotiques et capricieuses, Paris Seld /Jean-Cyrille Godeffroy,  255 p.

Pour se préparer à la visite

Réfléchir à l’épitaphe de l’un des propriétaires du Père Lachaise :

« Néant des choses humaines,Louis Baron Desfontaines, ancien conseiller au Chatelet de Paris et ancien propriétaire du Père Lachaise, où il passa sa jeunesse n’occupe , dans ce même lieu que la place de sa tombe. »

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Les Araignées

Et pour finir… Les araignées ou comment donner une bonne claque aux mauvais préjugés…

Chez nous, l’araignée a très souvent mauvaise presse. Pourtant de nombreuses légendes vantent ses mérites et différentes cultures lui rendent hommage. En Afrique, par exemple, l’araignée est symbole de sagesse, d’intelligence et de clairvoyance. Elle est l’image du souverain au centre de son royaume. L’araignée et sa toile sont très présentes dans l’art des Aborigènes d’Australie. Les indiens Cherokee suspendent au dessus de leur lit un capteur de rêve, toile d’araignée symbolique.

L’exposition du Museum d’histoire naturelle nous donne l’occasion là encore de revisiter nos clichés.

Les venins de la légende

Si les araignées mordent et injectent du venin, c’est pour paralyser ou tuer leurs proies. Sur les 42 000 espèces répertoriées dans le monde, seulement une centaine peut provoquer une réaction chez l’homme et une dizaine seulement peut être dangereuse. Les araignées sont souvent accusées suite à des réactions cutanées d’origine incertaine, dues en général à d’autres causes.

La tarentule

Ce n’est pas une grosse mygale, mais une araignée loup qui vit dans la région de Tarente en Italie. D’après la légende, sa morsure provoquait des crises de démence. Pour soigner la victime, la seule solution était que tout le village danse la tarentelle.

Une mère dévouée

Parfois mauvaises épouses, les femelles peuvent dévorer leur partenaire après l’accouplement, les araignées sont généralement de bonnes mères. Une à deux semaines après l’accouplement, elles pondent de 1 à 1000 oeufs. Certaines meurent ensuite, après avoir camouflé le cocon de soie à l’abri des prédateurs. D’autres le veillent attentivement ou même le transportent avec elles entre leurs chélicères ou au bout de leur abdomen. Certaines tissent une toile pouponnière pour abriter les petits, d’autres les transportent sur leur dos. Les jeunes prendront ensuite leur envol. Suspendus par des fils de soie, ils se laissent porter par les vents et colonisent ainsi d’autres zones. En moyenne, sur 100 oeufs pondus, un ou deux seulement deviendront adultes.

Guy Labarraque d’après le dossier pédagogique du musée

Pour se préparer à la visite

Essayer de décrire ce qui fait peur chez l’araignée ?

Etape précédente

Les égouts de Paris

Mardi 3 avril 201

 Egouts de Paris

13:30

Métro

Pont de l’Alma

Paris « Underground »

Introduction

Les égouts de Paris c’est un peu l’histoire de l’hygiène public… Jusqu’au Moyen-Age, Paris, alimenté en eau à partir de la Seine, rejette ses eaux usées dans les champs ou dans les ruelles en terre battue. Par les terrains avoisinants, elles rejoignent le Seine, en étant passé soit par la Bièvre, soit surtout par le ruisseau de Ménilmontant qui faisait office de grand collecteur. Toutes ces eaux usées circulaient à ciel ouvert, empoisonnaient la Seine et les ruisseaux traversés et surtout infectaient l’atmosphère. Pour tenter de remédier à cette situation quelques initiatives sont prises :

  • Ainsi, c’est vers 1200 que Philippe Auguste (XIIIe) fait paver les rues de Paris et prévoit, en leur milieu, une rigole d’évacuation.
  • Sous Charles V (XIVe), Hugues Aubriot, prévôt de Paris, essaye lui aussi d’améliorer les conditions sanitaires, et fait construire, rue Montmartre, un « égout », sortes de conduites primitives, voûté et maçonné qui rejoint le ruisseau de Ménilmontant.
  • Mais c’est seulement du règne de Louis XIII (début XVIIe) que datent les égouts proprement dits, tels que l’on connaît aujourd’hui et que commencent à être construites les premières galeries qui évacuent les déchets Parisiens.
  • Sous le règne de Louis XIV, du fait de l’accroissement de la population, un grand égout de ceinture est construit en rive droite ; la rivière de Bièvre joue le rôle d’égouts en rive gauche de la Seine.

Avec Napoléon Ier apparaît le premier réseau voûté (30 Km). Les égouts sont alors de longues voûtes maçonnées, qui suivent le parcours de toutes les voies et qui sont proportionnés à l’importance des rues qu’elles desservent et sur chacune des deux rives de la Seine, se trouve un égout principal appelé grand collecteur. Le réseau se développe lentement au fil des siècles, mais il faut attendre l’arrivée du Baron Haussmann, Préfet de la Seine, et de l’ingénieur Eugène Belgrand, pour voir réellement se développer le réseau actuel et l’approvisionnement en eau de Paris.

Ainsi va être constitué, un double réseau d’égouts dont la longueur atteindra 600 Km en 1878.

L’alimentation en eau de Paris, ainsi que l’évacuation des eaux usées entre dans une phase décisive avec le Baron Hausmann et Eugène Belgrand, chargé particulièrement du service des eaux. Il convient quand même de rappeler que la construction du réseau d’égout, durant le XIX eme siècle, ne représente pas une opération isolée, mais s’inscrit dans le cadre d’une restructuration plus globale de l’espace urbain : C’est la ville tout entière qui subit des transformations profondes et pas seulement les égouts.

Les égouts ne sont seulement qu’une partie de ce vaste plan et c’est dans cette optique que le Baron Hausmann et son ingénieur Eugène Belgrand ont conçu le plus grand réseau d’égout du monde, environ 600 km.

Pour se préparer à la visite

L’importance des égouts et de l’ensemble de ce système est sans doute une image qui souligne assez fortement l’importance pour ce qui se voit, de ce qui ne se voit pas justement, de ce qui est sous-terrain, sous-terre… Essayons de trouver un exemple d’un élément, d’une personne qui est dans l’ombre et qui est indispensable au bon fonctionnement de ce qui se voit ?

L’ensemble de ce texte est tiré à peu de chose près d’un site qu’il faut lire pour en savoir plus.

Guy labarraque

Etape précédente                                                 Suite du parcours

Catacombes

Mercredi 4 avril 2012

Catacombes de Paris

10 :00
Métro Denfer-Rochereau

Paris « Underground »

Cata cumbere : « reposer sous »

Le terme de catacombe « reposer sous » est employé pour les lieux où l’on dort qu’à partir du Xe siècle et devient le nom générique pour le cimetière chrétien souterrain de la ville de Rome. Pour Paris, l’histoire n’est pas la même et s’il devait y avoir un terme plus ou moins exact pour ce lieu si particulier de la capitale, on devrait parler d’ossuaires… Mais catacombe fait sans doute plus  « Rome-antique » et c’est avec ce nom qu’il importer de nommer ce lieu parisien qui compte les squelettes de 5 à 6 millions de personnes.

L’histoire des catacombes de Paris, pour entrer un peu dans le détail, c’est celles aussi des carrières de pierres que le sous-sol parisien offre à ses habitants depuis qu’ils peuvent l’extraire et la tailler. Il faut savoir qu’à Paris, avec un tel sol on va aimer creuser… Plus particulièrement :

  • On ramasse la roche pour bâtir les première Eglise dont Sainte-Geneviève, la patronne de Paris et bien d’autres des premières Eglises de Paris
  • On creuse un peu plus pour bâtir des édifices plus importants et entre autres des murs de défenses ; le château de Vauvert de Robert le Pieux (fils d’Hugues Capet) est l’un des premiers gros chantiers de la capitale.
  • Les murs de Paris commencé par Philippe Auguste au début du XIII
  • Les ordres monastiques les plus importants dont les Chartreux  construisent tout en beauté de magnifiques abbatiales et cloîtres pour le repas des âmes
  • On creuse pour la tour de Nesle, le palais royale et Notre-Dame
  • On creuse des galeries pour fuir es anglais ou tout autre ennemis de la France.

On creuse en créant des carrières et de multiples souterrains allant dans tous les sens. Il existerait près de 300 km de galeries… Personnes ne peut même le dire avec exactitude. Ces galeries sont en tout cas connues de tous et il n’en faut pas plus pour qu’elles deviennent un incontournable de la culture du parisien.

Le gruyère parisien pour le meilleur et pour le pire

On tire de l’existence en soi de toutes ces carrières une incroyable série d’expériences qui hantent les esprits ; l’une d’entre elle suffit à comprendre l’importance que revêt les carrières dans les esprits des parisiens et évidemment pas toujours pour le meilleur… On se dit par exemple que si certaines galeries sont été construites pour fuir l’anglais qui pourrait venir troubler la paix parisienne, on se dit qu’il pourrait y revenir en les employant justement…Or là le parisien ne rigole plus du tout. D’une possible porte vers la liberté et le rêve, elles finissent par devenir un cauchemar et si ce n’est pas l’anglais qui pourrait les prendre, ce pourrait être le voleur, l’ennemi présumé, bref l’autre, jusqu’au voisin…

Guy Labarraque

Sources :

  • ARNOLD, Marie-France (1993), Paris, catacombes, Paris, Romillat, 143 p.
  • CERF D. & BABINET D. (1994), Les catacombes de Paris, Meudon, Moulenq 94 p.

Pour se préparer à la visite des catacombes

  • De l’utile (fuir en cas de nécessité) au péril (se faire attaquer), il n’y a qu’un pas ; quelles peuvent-être les conséquences ?

Etape prédente                                                       Suite du parcours

Art Spigelmann – l’animalité face cachée de l’humanité

Jeudi 5 avril 2012

Mémorial de la Shoah

09 :30 – 12 :30

Métro

Saint-Paul

Paris « Underground »

Quel bel animal que le chat ! Si doux, si beau, si… que les mots manquent parfois pour dire ce qu’un tel animal peut susciter dans l’imaginaire collectif…

Car nous sommes bien dans la construction humaine de sentiments, d’émotion sur l’animal qui échappe toujours à notre compréhension…

Prenez les longues réflexions que nous avons lorsque nous voyons l’une se ces bien jolies bestioles attraper une souris, jouer avec elle, la tuer et pour finir par ne pas la manger ! C’est que gros minet, habitué à nos whiskas et autre mets des plus fabuleux depuis… depuis qu’il vit chez nous a sans doute en horreur le goût d’une petite souris grises. Pourquoi tue t-il ? Par instinct, habitude, par jeu, par…

Serait-ce ça qui inspira Art Spiegelman pour sa bande dessiné Maus ? On ne peut en tout cas pas s’empêcher de le penser en voyant qu’il attribue aux chats l’un des plus mauvais rôle que l’histoire du XXème siècle ait eu ; celui des nazis traquant le juif sans relâche, dans un « jeu » de la mort.Mais  Maus est évidemment plus que cela, c’est aussi la représentation en bande dessinée des souvenirs d’un père ayant survécu à la Shoah. Dans cette histoire d’une souris, poursuivie  par un chat jusqu’aux camps d’extermination, c’est aussi l’histoire d’un fils (l’auteur Art Spiegelman lui-même) traquant son père pendant des années, le contraignant à transmettre l’histoire de sa vie de 1939 à 1945, afin de se conformer à l’obligation de se souvenir.

Maus confirme en tout cas les témoignages des rescapés des camps, et comme les autres récits, renchérit dans l’atroce. Les rares moments de répit, de gestes ou sentiments humains, ne font que rendre le récit encore plus insoutenable.

Maus ajoute toutefois une nouvelle dimension à l’horreur par le choix a priori discutable de la bande dessinée, genre estimé mineur. La force de cette œuvre est de raviver ce que l’on sait de la Shoah, en la représentant d’une autre façon.

Au plan formel, la sobriété du graphisme renvoie à celle de l’écriture concentrationnaire, telle que l’ont choisie Primo Lévi ou encore Elie Wiesel ; « chaque mot est comme une tache inutile sur le silence et le néant » disait encore Samuel Becket. Le trait est dur, épuré, épais, monochrome. Le dessin ne romance en rien la réalité, dont il rend compte l’indicible noirceur. Il a peut-être aussi un sens plus métaphysique : s’agit-il de rendre compte de l’essence de l’existence de ces souris, qui se réduisait à sa plus pure expression, c’est-à-dire la vie et la mort ?

Dernier trait frappant de l’œuvre et qui se cache, se « terre » derrière l’emploi d’animaux pour raconter son histoire, serait de montrer presque en amont, la négation de l’individu au profit du groupe. L’homme ne semble jamais vivre pour lui-même, mais pour le groupe auquel il appartient (sans le choisir, entendons-nous bien) à tel point que l’individu ne peut pas savoir ce qu’il est lui-même ; voilà pourquoi Art se représente en souris également et d’où l’importance pour se connaitre soi de comprendre le passé de sa « propre espèce ».

Maus montre un homme, l’auteur, hanté par ce passé qui le nie autant qu’il le définit. Lui qui est venu « après » vit dans l’ombre de ses morts et des rescapés, avec la culpabilité d’être en vie et ce qui va avec. Mais A. Spiegelman est-il vraiment un survivant ou fait-il partie de ces morts autour desquels s’articule l’œuvre ?

L’œuvre fait alterner deux textes, une fiction en italiques et une autobiographie en caractères droits. La fiction raconte l’organisation du camp de W établi sur une île, s’articulant autour du sport et de la compétition et promulguant nombre de règles humiliantes. On comprend qu’il s’agit de la tentative de l’auteur d’imaginer le monde des camps (où sa mère a été déportée), mais les points de suspension surgissant d’une page blanche au milieu de l’œuvre disent l’impossibilité de dire. Ainsi cet indicible s’engouffre dans ces points de suspension. On les retrouve dans Maus : quand il est chez le psychiatre (2è partie), l’évocation de son livre terrifie Art : « Mon livre ? Hah ! Quel livre ?? Une partie de moi ne veut pas dessiner Auschwitz ni même y penser. Je n’arrive pas à visualiser ni à imaginer ce qu’on y ressentait. »

L’œuvre cite un article de journal allemand datant du milieu des années 30 : « Mickey Mouse est l’idéal le plus lamentable qui ait jamais vu le jour…De saines institutions incitent tous les jeunes gens indépendants et toute la jeunesse respectable à penser que cette vermine dégoûtante et couverte de saletés, le plus grand porteur de bactéries du règne animal, ne peut être le type d’animal idéal…Finissons-en avec la tyrannie que les Juifs exercent sur le peuple ! A bas Mickey Mouse ! Portez la croix gammée ! ».

Il ne vous reste plus qu’à lire la BD !

Guy Labarraque

Sources : http://renardbiblio.canalblog.com/

Pour se préparer à la visite du Mémorial et à l’atelier :

  1. Si le mal fondamental ne peut se décrire, peut-il se dessiner ?
  2. Quoi penser de la BD pour représenter un tel épisode ?
  3. Que pensez du sentiments que les survivants d’un drame ont, au regard de tous ceux qui ne s’en sont pas tirés ?

Etape précédente                                               Suite du parcours

Le voyage « coté » préparation

Un voyage de ce type ce prépare…

Le côté « obscure », l’autre côté d’un Paris convenu et compassé, c’est de voir un Paris qui nous interroge… Ce programme nous le construisons ensemble dans le respect des sensibilités de chacun.

Pour ce faire, deux rencontres obligatoires :

  • 13 février 2012 – 16h 30 – salle 211 – site de l’ours : précision du programme – introduction aux catacombes de Paris
  • 19 mars 2012 – 16h 30 – salle 211 – site de l’ours : finalisation du programme – introduction aux cimetières parisiens

Guy Labarraque

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