Le blog de l'Aumonerie des Gymnases Auguste Piccard et du Bugnon

Une présentation des activités de l'Aumônerie des gymnases

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Information aux lecteurs.

Les gymnasiens du cours facultatif : « comment comprendre quelques uns des crimes les plus importants de l’histoire ? » vont essayer de lever le voile sur quelques uns des crimes que l’histoire a retenue comme emblématique d’une confrontation entre l’homme et le mal absolu.

Le cours est construit sur plusieurs « affaires » choisis par les élèves et l’enseignant en fonction de leur intérêt ; cet élément empêchera de trouver entre ces « affaires » un lien bien défini.

Le cours est construit de la façon suivante :

  • Une présentation sommaire de l’« affaire » : 1ère séance
  • Une mise en scène de l’affaire dans une sorte de procès où sont appelés à s’expliquer quelques uns des avocats de personnages ou d’état impliqués : 2ème séance

Première séance : Présentation « Les possédés de Loudun » – 30 octobre 2012

La chronologie des possessions s’étend sur cinq années. L’affaire débute en octobre 1632, avec un premier exorcisme public pratiqué par le chanoine Jean Mignon, confesseur du couvent des ursulines de Loudun, et Pierre Barré, prêtre de Chinon. Les deux hommes ne parviennent guère à convaincre le bailli (fonctionnaire du roi dans les régions du royaume) et le procureur de la juridiction que la supérieure des religieuses, nommée Jeanne des Anges, soit véritablement possédée par divers démons.

Après une période d’accalmie, les faits reprennent à l’été 1633. Cette fois, les possessions aboutissent à l’arrestation d’Urbain Grandier le 7 décembre suivant et à l’ouverture d’une enquête religieuse et judiciaire cinq jours plus tard.

Le parlement de Paris, à la demande du conseiller d’État envoyé à Loudun pour détruire les fortifications de la cité, un nommé Laubardemont. Malgré les demandes de grâce exprimées par la mère de Grandier et les lettres de celle-ci au roi font comprendre son innocence, la procédure aboutit à sa condamnation. Entre le 26 avril et le 10 août 1634, des séances publiques d’exorcismes se déroulent dans les églises de Loudun, attirant une foule considérable de curieux. Le 10 août, malgré l’absence de « preuves », l’évêque reconnaît officiellement la « réalité » des possessions diaboliques. S’ensuit le procès du curé et sa mise à mort.

Malgré la mort de l’ensorceleur, les possessions perdurent plus de trois années, faisant de Loudun une destination renommée de pèlerinage autant religieux que folklorique : cette survivance des phénomènes dits « surnaturels » à leur auteur présumé contribue à en faire un cas exceptionnel. L’immense littérature des gazettes, imprimés et ouvrages, qui suit la mort de Grandier, donne un retentissement unique et immédiat à l’affaire. Le frère du roi, Gaston d’Orléans, viendra lui-même assister à quelques exorcismes. Ceux-ci continuent, publiquement, jusqu’à la perte de popularité du phénomène.

Les écrits contemporains et ultérieurs à leur propos se concentreront sur la première phase des possessions, celle où Grandier, l’accusé, est encore en vie. Le 15 octobre 1637, l’exorciste officiel de Jeanne des Anges, le père Jean-Joseph Surin, « expulse de son corps le dernier démon ».

Ainsi s’achèvent les possessions, dès lors débute la légende.

Seconde séance : Mise en scène de l’affaire : 12 novembre 2012

Qui est impliqué ?

  • le prêtre de la paroisse qui jouxte le couvent des religieuses : Urbain Grandier
  • L’accusateur du prêtre qui inculpe et fait condamner à mort le prêtre : Jean de Laubardemont

De quoi parle t-on ? De possession : « Possession » et « Sorcellerie »

Travail à faire : il s’agit de lire les textes joints et de se préparer au cours de Lundi 12 novembre 2012 – salle 505 –Gymnase du Bugnon

Références :

Bon travail !

Guy labarraque

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